La police ghanéenne a annoncé l’arrestation et l’extradition réussie d’un criminel notoire, Adinda Abdul Mujibu, principal suspect dans une série de braquages violents ciblant les quartiers huppés d’Accra entre 2022 et 2024.

Un criminel recherché dans toute l’Afrique de l’Ouest
Connu sous plusieurs pseudonymes – Rashid Bawa, Maxwell, Papa Rich et Dawa – Mujibu a été capturé au Togo, après plusieurs mois de cavale et une intense chasse à l’homme lancée par les forces de l’ordre ghanéennes avec le soutien d’organisations internationales, notamment Interpol.
Des crimes soigneusement planifiés et violents
Selon la directrice générale du Département des enquêtes criminelles (CID), DCOP Lydia Yaako Donkor, les actions de Mujibu ciblaient principalement des résidences d’élite dans les quartiers comme East Legon, Cantonments, Ridge, Tesano, Airport Residential Area et Adjiriganor. Ces braquages, d’une violence extrême et soigneusement organisés, ont semé la peur et l’indignation dans le Grand Accra.
L’enquête a permis de lier Mujibu à un complice, Alidu Mazuk, arrêté le 4 septembre 2024 au Ghana, et actuellement en collaboration avec les autorités dans le cadre des investigations en cours.
La traque et le rôle décisif d’Interpol Togo
Après avoir fui le pays, Mujibu a été soupçonné de se cacher au Togo, en Côte d’Ivoire ou au Nigéria. L’enquête a également révélé qu’il détenait des documents d’identité à la fois ghanéens et togolais.
Un mandat d’arrêt a été émis par un tribunal ghanéen, et une notice rouge Interpol a été diffusée. En réponse, Interpol Accra a officiellement sollicité le soutien de Interpol Lomé.
Grâce à une coopération internationale étroite, Interpol Togo a activement collaboré à la traque du suspect. Le 10 janvier 2025, les autorités togolaises, agissant sur la base de renseignements précis, ont procédé à l’arrestation de Mujibu à Lomé, où il a été placé en détention en attendant les démarches d’extradition.
Extradition réussie
Après plusieurs semaines de coordination entre les autorités des deux pays, l’extradition a été validée le 12 mai 2025. Le 14 mai, une délégation de cinq responsables ghanéens, conduite par un haut gradé de la police, s’est rendue à Lomé à bord d’un avion militaire. Le suspect a été officiellement remis à la délégation par ASI Elo Ani, commissaire principal de la police togolaise, en présence de membres de l’ambassade du Ghana au Togo.
Mujibu a été transféré à Accra le même jour et est actuellement en détention, participant aux enquêtes en cours.
Une coopération régionale saluée
La police ghanéenne a souligné que cette extradition a été rendue possible grâce à l’Accord de coopération en matière pénale entre les services de police des États d’Afrique de l’Ouest, signé à Accra en décembre 2003. Cet accord facilite les transferts rapides de suspects vers leurs pays d’origine.
Dans son communiqué, la police a exprimé sa gratitude envers Interpol Togo pour sa collaboration essentielle et a réaffirmé son engagement à assurer la sécurité publique. Elle a également exhorté la population à rester vigilante et à signaler toute activité suspecte.
