Alerte sourires ! Ce qui suit est une fiction 100 % caserne, mijotée pour faire rire – pas pour déclencher un rapport.
Le 1er mai, l’adjudant Kodjo, un vieux militaire très respecté du camp, s’était promis une fête tranquille. Pas de patrouille, pas de formation, juste lui, son fauteuil, et un bon poulet braisé qu’il avait commandé deux jours à l’avance chez un grilladin de Gbossimé.
Il disait à ses collègues :
— “chers camarades, cette année, je ne bois pas beaucoup hein. Un peu de Sodabi seulement pour la digestion. Le reste, c’est détente et viande !”
À midi pile, il enfile son complet bien repassé, lunettes noires, chaussettes blanches bien montées (militaire hein !), et il va chercher “son butin” : le fameux poulet braisé de luxe, accompagné d’un couscous et d’un piment qui réveillerait même un garde en plein sommeil.
Mais arrivé sur les lieux, catastrophe !
Le vendeur lui dit :
— “Adjudant, désolé ooh… un autre monsieur est passé, il a payé double et a tout emporté…”
— “TOUT ?!” hurle Kodjo, déjà en sueur. “Même le piment aussi ??!”
Colère ! L’adjudant décide de retrouver le voleur de poulet. Il monte sur sa moto, lunettes bien serrées, et part en mission “récupération gastronomique”.
Pendant deux heures, il fait le tour de Lomé, interrogeant les vendeuses, klaxonnant dans les embouteillages, jusqu’à ce qu’il voit un jeune en train de déguster un poulet qui ressemblait EXACTEMENT au sien.
Il freine sec :
— “Toi, citoyen ! Le poulet là, tu l’as pris où ??”
Le jeune, bouche pleine, répond :
— “Adjudant, pardon, c’est mon oncle qui m’a offert ça… il a dit c’est cadeau du syndicat !”
L’adjudant regarde, sent l’odeur, et lâche :
— “C’est mon poulet ça… Mais bon, si tu as déjà mordu, Dieu vous juge tous !”
Fâché, fatigué, affamé, il rentre au camp. Et c’est là que l’histoire devient mémorable…
À son retour, il découvre que ses collègues, croyant qu’il était en mission, ont mangé tout le contenu de son frigo, y compris sa réserve de fromage “importé du Bénin”.
Depuis ce jour, chaque 1er mai, on ne lui souhaite plus “Bonne fête”, mais on lui dit :
— “Adjudant, le poulet est où cette année ?”
Et lui de répondre :
— “Cette année, je jeûne volontairement. Même les grillades sont contre moi.”
