Alerte sourires ! Ce qui suit est une fiction 100 % caserne, mijotée pour faire rire – pas pour déclencher un rapport.
Il s’appelle Adjudant Koffi, mais à la caserne, tout le monde l’appelait « Commandant Libido ». Pas pour ses états de service, non. Mais parce que ce gars-là ne pouvait pas rester 72 heures sans « faire tchaka ». Quand d’autres faisaient des pompes, lui faisait des plans. Il avait des copines à Aného, Lomé, Kpalimé, Sokodé…, et même dans les coins les plus reculés où la 4G n’osait pas entrer.
Et puis, un jour, la malchance frappe. Il est envoyé en mission dans un village reculé près de la frontière, zéro réseau, zéro femme, zéro tchapalo, et pire : zéro tchaka. Il commence à se dessécher comme une mangue oubliée sur le toit. Ses camarades disaient même qu’il avait perdu du poids à force de « réservoir plein sans vidange ».
Après 7 jours de misère émotionnelle, une fenêtre s’ouvre. Une rotation le laisse seul au poste pour 30 minutes chrono. Pas besoin de plus ! Il saute dans son treillis, cache son fusil, et file à moto comme un GIGN en cavale. Direction : chez Fanta, sa copine fidèle du secteur.
Mais ce n’est pas un soldat comme les autres. Avant de livrer bataille, il fait escale chez « Grand Baobab », le préparateur traditionnel, pour prendre sa fameuse tisane aphrodisiaque, surnommée “la potion de l’attaquant” : un mélange de gingembre, alcool de palme et piment sec.
Arrivé chez Fanta, pas de préliminaires, pas de discours de paix : il entre, se déshabille en un seul geste et saute à l’attaque comme s’il libérait une position ennemie. Il était au niveau 2 de son opération spéciale, prêt à lancer les munitions, quand… DRIIIN DRIIIN !
Son téléphone sonne.
Capitaine Akla en ligne :
« Koffi ! Ramène-toi en poste dans 2 minutes, un général vient faire une inspection surprise ! »
Silence. Fanta le regarde. Koffi regarde le plafond. La tisane monte en puissance. « Le muscle bandit » dressé comme le fusil d’un soldat au front. Il est entre le devoir et le plaisir, entre le tchaka et le drapeau. Que faire ?
Il saute du lit, encore… chargé, remet son treillis sans caleçon, oublie ses rangers, attrape la moto en chaussettes, et roule vers le poste en priant que personne ne remarque son uniforme… un peu tendu à l’avant.
Il arrive pile à l’heure. Le général n’a rien vu. Mais son camarade Sergent Adama, lui, murmure avec un sourire :
« Mon gars, toi-même tu sais… on voit que t’as voulu faire tchaka, mais t’as été rappelé avant de jouir hein ! Trouve une solution pour ton muscle bandit, met le “au repos“ ».
Être sodja n’est pas facile hein… souvent, tu es obligé de choisir entre le fouka-fouka et le drapeau.
