L’artiste ivoirien Molare, de son vrai nom Maury Féré Soumahoro, est convoqué ce jeudi 25 septembre devant la Commission de suspension et de retrait de permis de conduire. Une convocation qui fait suite à son implication dans un accident mortel ayant déjà conduit à son incarcération.
Retour sur les faits
Il y a quelques semaines, Molare a été au centre d’un drame routier qui a coûté la vie à une personne. L’accident, largement relayé sur les réseaux sociaux et dans la presse, avait suscité une vive émotion dans l’opinion publique. L’artiste avait été placé en détention préventive, avant d’être libéré lundi 15 septembre sous conditions, en attendant que la justice et les instances compétentes statuent définitivement sur son cas.
L’affaire avait remis sur la table la question de l’incivisme sur les routes en Côte d’Ivoire et des comportements dangereux de certains conducteurs, y compris des personnalités publiques censées donner l’exemple.
Une commission décisive
C’est désormais devant la Commission de suspension et de retrait de permis de conduire que Molare devra s’expliquer. Cette instance, présidée par le Ministère des Transports à travers la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC), réunit des représentants de la Gendarmerie nationale, de la Police, du Parquet, du SAMU et de la société civile.
Depuis sa réactivation en 2018, la Commission statue chaque mois sur les cas les plus graves, allant de l’incivisme caractérisé à l’homicide involontaire, afin de décider si un conducteur peut conserver son permis ou non.
Un signal fort contre l’incivisme
Le cas Molare n’est pas seulement celui d’une célébrité impliquée dans un accident dramatique. Il est aussi devenu un symbole de la lutte contre l’incivisme routier en Côte d’Ivoire. Chaque année, des milliers de vies sont fauchées sur les routes du pays, souvent à cause de comportements dangereux, d’excès de vitesse ou de non-respect du code de la route.
