À dix jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire ont lancé, jeudi 25 septembre à Yamoussoukro, l’opération « Espérance ». Objectif : garantir un scrutin apaisé et sécurisé sur l’ensemble du territoire, du 5 octobre au 4 novembre 2025.
Présentée à l’École des forces armées de Zambakro, l’opération se veut une réponse d’anticipation face aux risques d’incidents et de tensions électorales. « L’Espérance symbolise l’union et un avenir de paix. Elle traduit la détermination des armées à garantir une élection sécurisée et pacifique au profit des populations », a déclaré le Colonel-major Eba Koffi Éric, Chef de division plan opération de l’État-major et porte-parole des armées.
Une simulation avant le terrain
En amont du déploiement, une simulation grandeur nature a été conduite à la Garde républicaine de Yamoussoukro. Divers scénarios d’incidents – troubles à l’ordre public, violences de rue, attaques ciblées – y ont été testés. « Une opération militaire se planifie toujours. La simulation permet de corriger les failles et de renforcer la stratégie avant le terrain », a précisé le Colonel-major Eba Koffi Éric.
Un dispositif inédit : 44 000 hommes mobilisés
Au total, 44 000 forces seront déployées sur le territoire ivoirien : 18 000 gendarmes, 18 000 policiers et 8 000 militaires. L’opération sera pilotée par un état-major intégré, coordonné par le Colonel-major Kouamé Bi Jean Luc, appuyé par le Commissaire principal Diéfonoé Richard pour la police nationale, et le Lieutenant-colonel Koffi Ernest pour la gendarmerie.
Neutralité et confiance
Au-delà du dispositif sécuritaire, les FDS insistent sur leur impartialité : « Nous sommes membres de cette population, nous fonctionnons grâce aux impôts qu’elle paye. Notre action est centrée sur elle et menée à son profit », a martelé le porte-parole des armées.
Un appel au civisme
Les FDS ont enfin invité les citoyens à adopter un comportement responsable et à collaborer pour la réussite du processus électoral : « La sécurité des élections est l’affaire de tous », rappellent-elles.
Avec « Espérance », les autorités militaires veulent rassurer sur la stabilité du pays et créer un climat de confiance. Une condition jugée indispensable pour que chaque Ivoirien puisse exercer librement son droit de vote dans la sérénité.
