À l’heure où la consommation de drogues et d’alcool gagne du terrain dans les établissements scolaires du Togo, une mobilisation citoyenne prend forme. Ce mardi 22 avril 2025 à Lomé, le journal La Nouvelle République et le site La UNE Togo ont officiellement lancé une vaste campagne de sensibilisation à l’échelle nationale. Son objectif : éveiller les consciences et freiner l’essor inquiétant de ce fléau parmi les élèves.
Un cri d’alarme transformé en action
Face à une réalité de plus en plus préoccupante, cette initiative se veut un acte de responsabilité collective. L’idée est simple mais ambitieuse : inverser la tendance en misant sur l’information, la prévention et l’engagement communautaire.
« L’avenir d’un pays passe par sa jeunesse. Si cette jeunesse est fragilisée, c’est toute la nation qui vacille », a déclaré Prudence Afanou, chargé de programme du projet, en insistant sur l’urgence de la situation.
Une stratégie en deux temps
La campagne se déploie en deux grandes phases. La première, en cours pendant les congés scolaires, s’appuie sur une communication digitale intensive. Réseaux sociaux, presse écrite, radios et télévisions sont mobilisés pour diffuser des messages forts, capables de capter l’attention d’un public jeune et connecté.
La seconde phase, prévue dès la rentrée, se veut plus concrète : interventions dans les écoles, animations pédagogiques, témoignages d’experts et implication active des enseignants, des parents et des autorités locales.
« Ce que nous combattons n’est pas une simple habitude dangereuse, mais un système qui s’installe en silence et détruit des vies », a lancé Alfa Wiyaou, conseiller municipal de la commune Golfe 2 et parrain du projet. Pour lui, il est temps de briser la banalisation et d’agir ensemble.
Un combat citoyen, pas un événement ponctuel
Selon Gabriel Blivi, coordonnateur de la campagne, l’approche adoptée se veut holistique. « Il ne s’agit pas d’une simple campagne médiatique, mais d’un véritable mouvement d’engagement. L’école doit redevenir un espace sûr, où l’enfant grandit à l’abri des tentations destructrices », a-t-il expliqué.
Cette campagne se positionne ainsi comme un appel à la mobilisation collective, où chaque acteur – éducateur, parent, leader communautaire ou journaliste – a un rôle à jouer dans la protection de la jeunesse.
