Le Département régional du renseignement de la Police de la région de Savannah, au Ghana, a procédé à l’arrestation de vingt-deux (22) ressortissants togolais soupçonnés d’être impliqués dans des activités d’exploitation minière illégale, communément appelées galamsey. L’opération s’est déroulée dans la municipalité de West Gonja, une zone régulièrement citée dans les rapports sécuritaires pour la persistance de l’orpaillage clandestin.
Interception d’un véhicule en route vers une zone de galamsey
Les faits se sont produits le vendredi 23 janvier 2026, lorsqu’une équipe de policiers, agissant sur la base de renseignements exploitables, a intercepté un camion de marque Kia, immatriculé BA 223-12. Le véhicule était conduit par un individu identifié comme Abdul Majeed Yakubu.
Lors de l’interrogatoire préliminaire, les occupants du camion ont déclaré être de nationalité togolaise et se diriger vers Tuntumba, une localité réputée pour abriter des activités minières illégales. Ils auraient reconnu leur intention de se livrer à des opérations d’orpaillage clandestin.
Remise prévue aux services de l’immigration
Les vingt-deux suspects sont actuellement placés en garde à vue dans les locaux de la police. Selon les autorités sécuritaires, ils devraient être remis au Service de l’immigration du Ghana afin que les procédures migratoires et judiciaires appropriées soient engagées, conformément à la législation en vigueur.
Une lutte renforcée contre l’orpaillage illégal
Cette interpellation s’inscrit dans le cadre des efforts continus déployés par les autorités ghanéennes pour endiguer l’exploitation minière illégale, un phénomène aux conséquences multiples :
• dégradation accélérée de l’environnement,
• pollution des cours d’eau,
• insécurité transfrontalière,
• tensions communautaires.
La présence de ressortissants étrangers dans ces réseaux de galamsey pose également la question de la coopération sécuritaire et migratoire entre les États de la sous-région.
Enquête en cours
La police indique que les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuelles ramifications et d’établir les responsabilités individuelles. D’autres informations devraient être communiquées au fur et à mesure de l’évolution de la procédure.
