La crise politique à Madagascar a franchi un seuil critique ce 14 octobre, avec l’annonce de la prise du pouvoir par un groupe de militaires, dont certains issus du CAPSAT (Corps d’armée des personnels et services administratifs et techniques).
Cette déclaration a été faite depuis le palais présidentiel par le colonel Michael Randrianirina, et retransmise à la télévision nationale. « Nous prenons le pouvoir à partir d’aujourd’hui, nous dissolvons le Sénat et la Haute Cour constitutionnelle », a-t-il déclaré, tout en précisant que l’Assemblée nationale est maintenue.
Ce coup de force survient après le vote, plus tôt dans la journée, d’une motion d’empêchement par 130 députés sur 163, visant le président Andry Rajoelina, accusé d’avoir tenté de dissoudre l’Assemblée.
La Constitution et la Commission électorale ont également été suspendues, plongeant le pays dans une incertitude institutionnelle majeure.
Arrivé lui-même au pouvoir en 2009 à la suite d’un soulèvement populaire, Rajoelina fait désormais face à une contestation alimentée par la jeunesse malgache (Gen Z), mobilisée depuis le 25 septembre.
Une situation volatile, avec un risque élevé de confrontation entre factions civiles et militaires. La communauté internationale reste attentive.
