Les cardinaux ont porté leur choix sur l’Américain Robert Prevost qui sera désormais connu sous le nom de Pape Léon XIV. Qu’en est-il de sa garde ?
Ils sont 135, vêtus de leurs célèbres uniformes multicolores inspirés de la Renaissance, et constituent la plus ancienne armée permanente du monde. Depuis plus de cinq siècles, la Garde suisse pontificale veille avec loyauté sur le souverain pontife, une mission qui exige discipline, foi et engagement personnel. Mais combien gagnent réellement ces gardiens d’élite du Vatican ?
Une tradition vieille de plus de 500 ans
Fondée en 1506 par le pape Jules II, la Garde suisse a survécu aux bouleversements de l’Histoire. Sa mission première reste inchangée : assurer la sécurité du pape, au sein du Vatican comme lors de ses déplacements officiels à travers le monde. Ce corps d’élite est plus qu’une force militaire : c’est une institution spirituelle et symbolique, dont le service est empreint d’honneur et de ferveur religieuse.
Des conditions d’entrée strictes
Intégrer la Garde pontificale n’est pas à la portée de tous. Il faut impérativement être de nationalité suisse, catholique pratiquant, célibataire (jusqu’à 25 ans), et âgé de 19 à 30 ans. Les candidats doivent aussi mesurer au moins 1,74 mètre, posséder un diplôme de l’enseignement secondaire et avoir accompli leur service militaire en Suisse. L’engagement minimum est de 26 mois.
La discipline y est rigoureuse, mais les gardes sont formés aux techniques les plus modernes : maniement des armes automatiques, arts martiaux, gestion de crises. Ils ne se limitent pas à la garde statique : ils escortent le pape, assurent la sécurité de ses audiences, filtrent les accès, et participent à la gestion des situations sensibles.
Une solde modeste mais un cadre unique
En contrepartie de ce service exigeant, chaque garde suisse perçoit 1 200 euros par mois, soit un revenu modeste au regard des responsabilités et du prestige de la fonction. Cependant, ce salaire est complété par des avantages non négligeables : logement gratuit au sein du Vatican, repas assurés, uniformes fournis, couverture médicale, et une reconnaissance unique dans le monde catholique. À noter que la Garde pontificale ne doit pas être confondue avec la gendarmerie de l’État de la Cité du Vatican, une autre force chargée de la sécurité du Saint-Siège, mais avec des fonctions plus larges et une composition internationale.
Un service spirituel et patriotique
Servir au Vatican n’est pas une simple carrière : pour beaucoup, c’est un acte de foi et de fidélité à l’Église. De nombreux anciens gardes suisses poursuivent ensuite des carrières dans l’armée suisse, la diplomatie ou la sécurité privée, riches d’une expérience unique.
Loin d’être une curiosité historique, la Garde suisse pontificale reste une composante essentielle de la sécurité du pape et de la diplomatie vaticane. En dépit de sa petite taille, cette armée incarne la fidélité, le sacrifice et la tradition au plus haut niveau de l’Église catholique.
