Les généraux Abass Dembélé et Néma Sagara ont été arrêtés début août. Ils sont accusés d’avoir voulu renverser la junte. Leur profil est important :
-Abass Dembélé : général de brigade de l’armée de terre
-Néma Sagara : générale de l’armée de l’air
Leur arrestation a marqué un tournant. Elle a aussi mis en lumière de fortes tensions entre plusieurs corps de l’armée.
Des généraux maliens inculpés pour atteinte à la sûreté de l’État
Les deux généraux maliens inculpés ont comparu les 12 et 13 novembre devant le tribunal militaire de Bamako. Selon une source judiciaire, ils font face à deux charges majeures : tentative de déstabilisation et atteinte à la sûreté de l’État. Le juge du 4ᵉ cabinet militaire a confirmé leur inculpation. Une source sécuritaire valide également cette information. Ainsi, la procédure judiciaire se poursuit officiellement.
Des conditions de détention jugées difficiles
Pour la première fois depuis leur arrestation, leurs avocats ont pu rencontrer leurs clients. Le compte rendu est préoccupant : le général Dembélé a beaucoup maigri ; la générale Sagara vit difficilement sa détention. Ces descriptions soulèvent de nouvelles inquiétudes. Elles relancent aussi le débat sur le traitement des militaires arrêtés par la junte.
Une purge centrée sur la Garde nationale
La plupart des militaires arrêtés en août proviennent de la Garde nationale, un corps stratégique. Ce corps est aussi celui d’origine du général Sadio Camara, ministre de la Défense et figure centrale de la transition. En octobre, les deux généraux maliens inculpés ont été radiés de l’armée, en même temps que neuf autres militaires. Cette décision confirme l’ampleur de la purge interne.
Un climat politico-militaire de plus en plus tendu
Cette affaire révèle une armée profondément divisée. Elle met en évidence : des rivalités internes ; une méfiance croissante entre corps et une stratégie de contrôle renforcée par la junte. Dans un contexte sécuritaire fragile, cette tension interne pourrait compliquer la gestion des menaces djihadistes et criminelles.
L’inculpation des généraux Dembélé et Sagara marque un moment clé.
Elle montre la volonté de la junte de consolider son pouvoir.
Cependant, cette affaire soulève plusieurs questions sur la transparence des procédures, les conditions de détention et la cohésion interne de l’armée.
Le dossier reste sensible. Ses conséquences pourraient peser durablement sur la stabilité du Mali.
