Dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires persistantes et une vulnérabilité accrue des populations face aux catastrophes naturelles et humaines, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à travers l’Agence nationale de la protection civile (ANPC), a organisé, les 14 et 15 avril à Dapaong, un atelier de formation à l’intention des membres des plateformes préfectorales de prévention des risques de catastrophes des deux regions du nord du Togo (Savanes et Kara).
La session, qui a réuni une soixantaine de praticiens et acteurs locaux, s’inscrit dans le cadre du projet « Facilite de prévention dans le Golfe de Guinée », porté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Son objectif : renforcer les capacités des intervenants locaux en matière de prestations de services en période de crise, tout en promouvant la résilience communautaire et la cohésion sociale.
Des outils concrets pour des réponses adaptées
Les participants ont été formés sur des modules clés tels que :
– La gestion des crises et l’adéquation des réponses aux besoins des populations vulnérables;
– La planification inclusive et participative des services sociaux en milieu à risque ;
– Les approches communautaires de réduction des risques et les mécanismes de lutte contre l’extrémisme violent, notamment dans la région des Savanes. Rôles et responsabilité des acteurs en période de crise, redevabilité envers les populations affectées, droits des réfugiés et personnes déplacées interne, PSEA… sont des modules abordés au cours de ces sessions.
Dans son intervention, Mme Yaya Seydatou, directrice de la planification et des opérations d’urgence à l’ANPC, a souligné que cet atelier représente « une étape cruciale dans l’amélioration de la qualité de nos services en cette période de crise sécuritaire que traverse la région ».
L’engagement des autorités réaffirmé
Présent à la cérémonie d’ouverture, Kegbero Latifou Seigneur, secrétaire général du gouvernorat des Savanes, a réaffirmé l’engagement de l’État à protéger toutes les couches de la population. Il a salué la vision stratégique du Chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, en matière de sécurité et de développement inclusif : « La protection du pays est un devoir sacré qui doit être soutenu par tous », a-t-il déclaré.
De son côté, le représentant de la représentante résidente du PNUD, M. Mandela Djaho, a renouvelé le soutien de l’institution à l’État togolais pour le renforcement de la résilience nationale face aux risques de catastrophes.
Une dynamique régionale de prévention consolidée
Créée en avril 2007, la plateforme nationale de réduction des risques de catastrophes vise à coordonner les actions des différents acteurs impliqués dans la gestion des risques et à les intégrer aux politiques publiques. Ses démembrements régionaux et préfectoraux jouent un rôle essentiel dans la réponse de proximité aux défis humanitaires et sécuritaires actuels.
