Quelques jours après la clôture du Lomé Peace and Security Forum (LPSF), le Togo s’inscrit de nouveau au cœur des débats mondiaux sur la paix et la sécurité. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, prend part à Rome à une nouvelle rencontre du Processus d’Aqaba, organisée par le Roi Abdallah II de Jordanie et la Première ministre italienne Giorgia Meloni. Cette présence confirme la montée en puissance de la diplomatie togolaise sur les enjeux de sécurité globale.
Un alignement stratégique avec les priorités sécuritaires mondiales
Lancé en 2015, le Processus d’Aqaba est une plateforme internationale dédiée à la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et les menaces transfrontalières. Loin des formats institutionnels classiques, il privilégie une coopération opérationnelle entre États, experts militaires, services de renseignement et acteurs civils.
Le Togo y prend désormais une place centrale, notamment en raison de son engagement dans l’Initiative d’Accra et sa stratégie de prévention des conflits dans le Golfe de Guinée.
Faure Gnassingbé : une diplomatie de prévention et de dialogue
Sous la conduite de Faure Gnassingbé, la doctrine sécuritaire togolaise repose sur trois piliers majeurs : Prévenir plutôt que subir, en misant sur le développement local et l’inclusion sociale ; Agir collectivement, via des cadres régionaux comme l’Initiative d’Accra ou la Force multinationale conjointe ; Dialoguer durablement, en faisant de Lomé une plateforme de médiation et de diplomatie active.
Cette approche trouve un écho direct dans la philosophie du Processus d’Aqaba : la paix ne se proclame pas, elle se construit dans la coopération et la confiance entre États.
Un pont entre Lomé et Aqaba
Le rapprochement entre le Lomé Peace and Security Forum et le Processus d’Aqaba n’est pas fortuit. Dans les deux cas, il s’agit de :
-Partager les bonnes pratiques en matière de lutte antiterroriste ;
-Renforcer la résilience communautaire face à la radicalisation ;
-Anticiper les nouvelles menaces, notamment numériques et idéologiques.
La présence du Togo à Rome confirme ainsi sa volonté de peser dans les architectures sécuritaires régionales et internationales, tout en exportant le “modèle Lomé” de diplomatie préventive.
Vers une coopération renforcée Afrique – Moyen-Orient – Europe
Par sa participation, le Togo s’affirme comme un acteur pivot entre l’Afrique de l’Ouest, le monde arabe et l’Europe.
Au-delà des discussions, ces forums sont un levier de soutien technique, de partage de renseignements et de coordination des actions contre l’extrémisme violent.
Le Togo, une voix crédible pour la paix
Avec le Processus d’Aqaba et le LPSF, Lomé consolide sa position de capitale diplomatique africaine de la sécurité.
Dans un contexte de menaces asymétriques persistantes, le Togo assume désormais un rôle d’influence, porteur d’un message simple : sécurité, coopération et humanisme doivent aller de pair.
