Le 14 avril, un incendie d’une violence inouïe s’est déclaré aux environs de 15 heures dans le quartier Aguiakomé, non loin du Grand Marché de Lomé. L’origine du sinistre reste à ce jour inconnue, mais les dégâts matériels sont considérables. L’incendie a entièrement ravagé un immeuble d’un niveau, provoquant son effondrement sous l’effet de la chaleur intense des flammes.
Proximité d’un site sensible
Le bâtiment sinistré jouxtait le complexe NOPATO, qui abrite plusieurs entreprises opérant dans des secteurs à risques. Parmi elles, les sociétés MARCO KING et ELECTRO WORLD (tenue par des ressortissants indiens), spécialisées dans la commercialisation de produits sensibles comme l’acide nitrique, des matériaux de construction et des appareils électroménagers.
Réaction immédiate des autorités
Dès la confirmation du drame, une importante délégation gouvernementale s’est rendue sur les lieux. Le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, accompagné de son collègue de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie Coutumière, le Colonel Hodabalo Awate, ont procédé à une évaluation de la situation. Ce déplacement visait également à témoigner de la compassion du gouvernement aux victimes.
Dispositif de secours mobilisé
Les services d’intervention, dont l’ANPC, l’ANASAP, EBOMAF et le NRBCE, ont été mobilisés pour circonscrire les flammes et sécuriser la zone. Grâce à cette réactivité, l’incendie n’a pas gagné les bâtiments voisins contenant des substances dangereuses, évitant ainsi une catastrophe de plus grande ampleur.
Appui gouvernemental aux victimes
Au total, 19 ménages sinistrés ont été recensés. Ils ont été immédiatement pris en charge par les services compétents, selon les autorités sur place.
Mise en garde aux opérateurs économiques
Le directeur général de l’Agence Nationale de la Protection Civile (ANPC), le lieutenant-colonel Yoma Baka, a rappelé devant la presse les efforts déployés pour maîtriser l’incendie. Il a saisi l’occasion pour exhorter les opérateurs économiques à respecter l’interdiction formelle de stocker des produits dangereux, notamment les acides, au sein des zones habitées.
Une enquête a été immédiatement ouverte afin de déterminer les causes du sinistre et situer les responsabilités.
