Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux a révélé, le mercredi 29 octobre 2025, une altercation violente dans une pharmacie du camp de Burma.
On y voit un soldat en uniforme, identifié plus tard comme l’adjudant-chef de première classe (WO1) William Mensah, agresser un employé et une cliente sous les yeux médusés des témoins.

L’incident, filmé par un témoin, a immédiatement suscité une vague d’indignation nationale, remettant sur la table la question du comportement individuel de certains militaires face aux civils.
La condamnation du Corps de presse de la Défense
Le Corps de presse de la Défense du Ghana, regroupant les journalistes couvrant les affaires militaires et sécuritaires, a publié un communiqué de condamnation le jeudi 30 octobre 2025.
Signé par son doyen, Joseph Armstrong Gold-Alorgbey, le texte qualifie l’agression de « totalement inacceptable et contraire aux valeurs des Forces armées ghanéennes (GAF) ».
« Nous avons pleinement confiance dans le leadership du chef d’état-major de la défense et des chefs d’état-major des armées. Nous croyons que la procédure régulière sera respectée afin que l’auteur présumé subisse les conséquences de la loi sans crainte ni faveur », indique le communiqué.
Le Corps de presse a également félicité les Forces armées ghanéennes pour leur réaction rapide et exemplaire, soulignant que cette diligence traduit la détermination du commandement à maintenir la discipline et la transparence.
Il a en outre appelé la population à considérer cet incident comme un cas isolé, rappelant que l’armée ghanéenne reste une institution respectée, disciplinée et professionnelle.
L’arrestation du soldat et la réaction officielle des Forces armées ghanéennes
Quelques heures après la diffusion des images, les Forces armées ghanéennes (GAF) ont confirmé l’arrestation du soldat impliqué.
Dans un communiqué signé par le capitaine (marine) Veronica Adzo Arhin, directrice générale par intérim des relations publiques, les GAF ont précisé que le militaire avait été interpellé à l’aube du jeudi 30 octobre par la police militaire ghanéenne.
« Le haut commandement militaire ne tolérera aucun acte d’agression contre des civils et ne protégera aucun soldat impliqué dans de tels actes », a indiqué le communiqué.
Les autorités militaires ont assuré que le suspect collabore avec les enquêteurs, tandis que les deux victimes ont reçu des soins médicaux et participent à la procédure d’enquête.
Une réponse qui renforce la confiance du public
Le Corps de presse de la Défense a salué la diligence du commandement militaire, estimant que ces mesures renforcent la confiance du public dans les Forces armées ghanéennes.
« Les Forces armées ghanéennes demeurent une institution nationale respectée, attachée à la discipline, à la paix et à la sécurité du pays », rappelle le communiqué.
Le groupe a également réaffirmé son engagement à produire des reportages responsables et objectifs sur les questions de défense et de sécurité, tout en soutenant les efforts de l’armée pour maintenir la discipline interne et la transparence institutionnelle.
L’incident du camp de Burma, bien que regrettable, a mis en évidence la rapidité d’action et la fermeté du commandement militaire ghanéen face aux dérives individuelles.
La position claire du Corps de presse de la Défense démontre, quant à elle, la volonté des acteurs médiatiques spécialisés de préserver le lien de confiance entre l’armée et la population.
