Depuis le 9 juin 2025, une nouvelle Proclamation présidentielle américaine vient restreindre l’accès aux États-Unis pour certains ressortissants étrangers. S’appuyant sur des considérations sécuritaires et de protection nationale, cette mesure vise sept pays : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.
La Maison Blanche justifie cette décision par la nécessité de « protéger les États-Unis contre les terroristes étrangers et autres menaces à la sécurité nationale et à la sûreté publique ». Le Département d’État a ainsi annoncé la suspension partielle de la délivrance de plusieurs types de visas : Visas de visiteur non-immigrant (B-1/B-2), Visas étudiants et visiteurs d’échange (F, M et J), Tous les visas d’immigrant, sauf exceptions précises.
Des exceptions limitées
La Proclamation ne s’applique pas à certaines catégories, notamment :
-Les conjoints, enfants et parents de citoyens américains ;
-Les adoptions par des citoyens américains ;
-Les visas pour minorités ethniques et religieuses persécutées (Iran) ;
-Les binationaux utilisant un autre passeport valide ;
-Les visas spéciaux pour employés du gouvernement américain ;
-Les résidents permanents légaux (LPR) ;
-Certains participants à des événements sportifs majeurs.
En clair, seuls les ressortissants sans visa valide au 9 juin 2025 et se trouvant hors du territoire américain sont directement concernés. Les détenteurs d’un visa en cours de validité ne voient pas leurs droits remis en cause.
Un signal fort en matière de sécurité
Au-delà de l’aspect administratif, cette mesure traduit un resserrement sécuritaire américain face à ce qu’il considère comme des failles dans la coopération de certains pays. Les nations concernées sont jugées comme présentant des risques en matière de partage d’informations, de contrôle migratoire ou de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale.
Selon plusieurs experts, il s’agit d’un message politique fort, rappelant que la mobilité internationale reste étroitement liée aux enjeux sécuritaires mondiaux. Pour les pays cités, dont le Togo, cette restriction est lourde de conséquences, tant pour les étudiants que pour les familles séparées.
Quelles implications pour les Togolais ?
Pour les ressortissants togolais, l’impact est immédiat : l’obtention de nouveaux visas devient beaucoup plus compliquée, en particulier pour les étudiants désireux de poursuivre leurs études aux États-Unis. Cette décision pourrait également freiner certaines mobilités professionnelles et freiner les échanges économiques.
Mais au-delà des désagréments, la mesure illustre surtout la pression exercée par Washington sur les États jugés laxistes dans la coopération sécuritaire internationale. Le Togo, souvent perçu comme un pays stable en Afrique de l’Ouest, se retrouve ainsi dans une liste sensible qui pourrait ternir son image à l’extérieur.
