Le Service d’Immigration du Ghana (GIS) a procédé,il y a quelques jours, au rapatriement de 32 ressortissants ouest-africains soupçonnés d’implication dans des activités de cybercriminalité, notamment des arnaques sentimentales (« romance scam »). Parmi eux figuraient 24 Nigérians et 8 Togolais, arrêtés lors de deux opérations simultanées à Akatsi et Ho, dans la région de la Volta.
Des promesses d’emploi qui virent à l’exploitation
Selon un communiqué officiel du GIS, les suspects ont pénétré au Ghana par des routes non autorisées. Contactés via les réseaux sociaux, ils auraient été attirés par de fausses offres d’emploi, avant d’être contraints par des réseaux criminels à participer à des fraudes en ligne.
Le communiqué, signé par la Commissaire adjointe à l’Immigration, Maud Anima Quainoo, précise que les individus, âgés de 18 à 35 ans, ont été considérés comme des victimes de traite humaine. Ils ont été rapatriés vers leurs pays d’origine.
Matériel saisi et poursuite des enquêtes
Lors des arrestations, les autorités du Ghana ont saisi :
33 téléphones portables, 3 power banks, 1 clé de Toyota Corolla, 3 chargeurs type-C, 1 écouteur incomplet.
Les enquêtes se poursuivent afin d’identifier et de neutraliser les cerveaux de ce réseau criminel transnational.
Alerte du GIS : vigilance face à la cybercriminalité
En cette période du Mois de la Cybersécurité, le GIS appelle la population, en particulier les jeunes, à se méfier des propositions d’emploi en ligne et des réseaux de recrutement criminels. Le Service exhorte les citoyens à signaler toute activité suspecte, notamment les domiciles abritant un grand nombre d’étrangers.
Avertissement aux propriétaires immobiliers : le GIS rappelle que l’hébergement d’étrangers en situation irrégulière constitue une infraction au regard de la Loi sur l’Immigration (Act 573, Section 52 (1)(b)).
Enjeux sécuritaires régionaux
Ce nouveau cas met en lumière les défis sécuritaires liés aux migrations irrégulières, à la traite humaine et à l’essor de la cybercriminalité en Afrique de l’Ouest. Le Ghana, comme ses voisins, renforce sa coopération régionale face à des réseaux qui exploitent la précarité des jeunes.
