Contrairement aux rumeurs circulant sur les réseaux sociaux, les gendarmes de l’escadron 1/2 de Daloa ont bien perçu leurs primes liées à la sécurisation de la présidentielle d’octobre 2025. L’enquête interne écarte toute implication du colonel Sanogo Mory.
Les faits : des accusations sans fondement
Depuis plusieurs jours, une vive polémique agite les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. En cause, des allégations selon lesquelles les gendarmes de l’escadron 1/2 de Daloa n’auraient pas perçu leurs primes d’opération pour la sécurisation de l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Certaines publications vont jusqu’à accuser le colonel Sanogo Mory d’avoir bloqué ou détourné ces fonds. Mais après recoupement des faits, aucune preuve ne vient étayer ces accusations.
Les gendarmes démentent et confirment le paiement des perdiems
Pour couper court aux rumeurs, plusieurs gendarmes concernés ont pris la parole à travers un courrier collectif.
« Nous avons tous perçu l’argent décaissé pour la sécurisation des élections présidentielles d’octobre 2025 », ont-ils affirmé avec fermeté.
Selon ces éléments, la distribution des primes s’est déroulée dans le strict respect de la discipline et de la transparence militaires. Chaque bénéficiaire a signé une décharge nominative confirmant la réception de son perdiem.
Une rumeur née d’une mauvaise information
Contrairement aux informations diffusées en ligne, ce n’est pas le colonel Sanogo Mory qui a réceptionné ou distribué les fonds, mais le commandant de l’escadron mobile de Daloa.
« Certains camarades, mal informés, ont colporté des rumeurs en prétendant qu’il restait de l’argent à reverser. C’est totalement faux », expliquent des membres de l’unité.
Les documents administratifs confirment que tous les paiements ont bien été effectués. Aucune irrégularité n’a été constatée.
Une tentative de déstabilisation pendant la période électorale
Des sources proches du dossier estiment que ces rumeurs relèvent d’une manipulation orchestrée par des acteurs politiques cherchant à fragiliser la gendarmerie en pleine période électorale.
« Leur objectif était de créer la méfiance au sein du corps et de ternir son image. Ils ont échoué », confie un officier sous anonymat.
Cette opération de désinformation visait à exploiter le climat électoral pour semer la confusion parmi les forces de sécurité.
La gendarmerie nationale appelle au respect de la discipline
Face à cette polémique, la gendarmerie nationale rappelle son attachement à ses valeurs fondamentales : discipline, réserve et sens du devoir.
« Nous sommes une grande muette. Ce corps d’élite ne se prête pas à des débats sur les réseaux sociaux », a indiqué une source interne, dénonçant les comportements contraires à l’éthique militaire.
Les autorités militaires préviennent que toute personne identifiée dans la propagation de ces fausses informations sera sanctionnée conformément au règlement intérieur.
La transparence confirmée par des preuves écrites
Les proches du commandant de l’escadron confirment que la remise des fonds a été effectuée en main propre, dans le bureau du commandant, à tour de rôle, avec signature de décharges à l’appui.
« Ils ont tous perçu ce qui leur revenait. Les documents existent et attestent de la transparence du processus », précisent-ils.
Pour la hiérarchie, cette affaire illustre les dangers de la désinformation en ligne, surtout en période électorale sensible.
Au terme des vérifications, aucun détournement n’a été constaté. Le colonel Sanogo Mory est blanchi, et les gendarmes de Daloa confirment avoir perçu l’intégralité de leurs primes.
La gendarmerie nationale reste ferme : elle ne se laissera pas déstabiliser par des manœuvres visant à nuire à son image et à sa cohésion.
