Lomé a accueilli du 17 au 28 novembre 2025 un important atelier sous-régional de formation au sauvetage au combat niveau 2. L’événement s’est tenu au Centre d’Entraînement aux Opérations de Maintien de la Paix (CEOMP). Pendant deux semaines, des personnels paramédicaux des forces de défense et de sécurité de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont renforcé leurs compétences en prise en charge des blessés en zone de combat.
Une formation stratégique pour la sous-région
Cette session a réuni des participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Niger et du Sénégal. L’objectif était clair : améliorer l’efficacité opérationnelle de ces équipes face aux situations d’urgence sur le champ de bataille.
Grâce à des exercices pratiques, les stagiaires ont appris à intervenir sous pression, en conditions proches du réel. Ils ont également renforcé leurs capacités dans l’application des protocoles modernes du sauvetage au combat, un domaine essentiel pour les opérations militaires actuelles.
Un appui clé du PNUD et du gouvernement japonais
L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités du CEOMP. Ce projet est financé par le gouvernement japonais et mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Cette coopération illustre une volonté partagée de consolider la paix, de soutenir les armées de la sous-région et de mieux préparer les forces engagées dans la lutte contre l’insécurité.
Une cérémonie de clôture marquée par de fortes déclarations
La cérémonie de clôture a été présidée par le capitaine de vaisseau BABATE Atatoum, chef d’état-major de la Marine Nationale, représentant le chef d’état-major général des Forces Armées Togolaises.
À ses côtés, se trouvait M. KOMBATE Yendoukoa Aimé, analyste du programme Cohésion sociale et Prévention des conflits au PNUD, ainsi que plusieurs autorités militaires et civiles.
Dans son intervention, le capitaine de vaisseau BABATE a salué le soutien constant du PNUD et du Japon. Il a également rappelé aux stagiaires qu’ils deviennent désormais des ambassadeurs du sauvetage au combat dans leurs institutions. Il les a encouragés à partager leurs acquis et à promouvoir une culture du secourisme opérationnel dans leurs unités respectives.
Des participants satisfaits et mieux préparés
Les bénéficiaires ont exprimé leur grande satisfaction à l’issue de la formation. Ils ont salué la qualité des modules, la pertinence des exercices pratiques et l’encadrement professionnel offert par les instructeurs du CEOMP.
Grâce à ces nouvelles compétences, ils pourront améliorer la prise en charge des blessés, sauver davantage de vies et renforcer l’efficacité de leurs forces sur le terrain.
La clôture de cet atelier de sauvetage au combat à Lomé marque une nouvelle étape dans la coopération militaire régionale. Le Togo, à travers le CEOMP, confirme son rôle central dans la formation des forces africaines. Quant aux bénéficiaires, ils repartent mieux outillés pour répondre aux urgences opérationnelles et soutenir les efforts de paix et de sécurité dans la sous-région.
