Tout commence dans une paisible caserne de l’intérieur du pays. Le Lieutenant Koffi kpakpa, fraîchement muté et fraîchement bronzé, est un homme d’allure charismatique, belle gueule, uniforme toujours bien repassé et sourire ultra-bright. Sauf qu’il a un défaut (ou une qualité, selon le point de vue) : il aime les femmes. Beaucoup. Passionnément. Excessivement.
Lorsqu’il arrive dans la caserne, il ne lui faut pas plus de deux semaines pour repérer les femmes des sergents, les cousines des adjudants et même la sœur du colonel. Mais ce qui va le perdre, c’est la petite stagiaire en communication civile venue filmer un reportage sur « la vie en garnison ». Une fille timide, discrète, mais charmante. Le lieutenant flaire une « opportunité de mission spéciale ».
Il commence sa tactique favorite :
- Invitation à déjeuner « stratégique » à la cantine,
- Balade « détendue » autour de la caserne pour lui montrer le « côté humain du militaire »,
- Et puis… une session privée dans son bureau, prétextant lui montrer « les vrais dossiers confidentiels de l’armée ».
Mais le destin, farceur comme jamais, avait un plan tout autre.
Alors qu’ils sont en pleine « phase de rapprochement interinstitutionnel », à demi-dévêtus, le lieutenant sur le point de « déployer ses troupes », la porte du bureau s’ouvre violemment.
Ce n’est ni un soldat, ni un sergent…
C’est le colonel lui-même.
Non seulement il entre sans frapper (le vrai militaire ne frappe pas, il entre), mais surtout, la jeune stagiaire était SA NIÈCE.
Oui, la nièce bien-aimée, venue filmer pour sa thèse de master.
Le silence dans la pièce était plus bruyant qu’une explosion de grenade. Le colonel a juste dit d’une voix glaciale :
« Lieutenant Mensah… je vois que vous prenez vos missions de commandement très… à cœur. »
Le lieutenant, pantalon aux chevilles, tente de saluer. Raté.
Le rapport disciplinaire a été rapide, précis, et… douloureux. Le lieutenant a été affecté à une unité reculée, dans un camp sans réseau, sans femmes, et surtout sans stagiaires.
NB : Cette histoire est purement fictive et inspirée des mésaventures qu’on peut entendre dans le milieu militaire mais assez crédible pour faire sourire.
